Québec, le 21 octobre 2009

De scandales en scandales

Nous apprenions par les médias qu’un vaste scandale a été mis à jour visant une collusion entre des entreprises liées aux travaux publics payés par nos taxes pour plus de un milliard et demi de dollars en 5 ans. En effet il semblerait que certaines entreprises s’entendent pour truquer les appels d’offres publics et de ce fait gonfler les prix pouvant aller jusqu’à plus de 35%. Un quotidien révélait qu’une quinzaine d’entreprises se partageaient la moitié des contrats octroyés par l’administration Tremblay en travaux publics à Montréal depuis 2005.

En plus au premier rang de ce palmarès on retrouve les entreprises Simard-Beaudry, Construction Louisbourg et Gastier , des groupes dont le principal actionnaire ou dirigeant est Tony Accurso nom bien connu dans le milieu. Suivent des entreprises comme Construction Frank Catania, Construction DJL, Entreprises Catcan et Construction Garnier, appartenant à Paolo Catania et à sa famille, au groupe Vinci, à Joe Borselino et à Nicolo Milioto noms moins connus mais? À l’instar des Jean Chrétien et autres du scandale des commandites qui donnaient des balles de golfs ou des cravates à des coûts exorbitants payés à même nos taxes il semblerait que ceux qui dirigeaient le cartel parlaient en langage codé de trous de golf.

L’opposition dénonce le fait que le gouvernement du Québec ne prend pas ses responsabilités en refusant de mettre sur pied une commission d’enquête publique pour faire la lumière sur l’infiltration de la mafia dans le domaine de la construction. D’ailleurs Antonio Nicaso, un expert international du célèbre réseau criminel italien suggère fortement une telle enquête. Selon lui, la police ne peut rien faire pour mettre au jour la corruption systémique qui règne dans le milieu de la construction au Québec. Il semblerait que ce n’est que la «pointe de l’iceberg» et que la construction est rendu le principal outil de blanchiment d’argent de la mafia.

Moi Jean Charest je suis prêt nous sommes prêt et je le comprends maintenant ce slogan. Une commission d’enquête élargit ferait la lumière mais il va de soi qu’elle touchera plein de monde et c’est le prix à payer pour la démocratie et punir ceux qui nous volent publiquement.