30 janvier 2015

De prolongation en prolongation

Souvenons-nous que l’ex ministre de la Justice du gouvernement Péquiste, Bertrand Saint-Arnaud, avait accordé une prolongation exceptionnelle de 18 mois au mandat de la commission Charbonneau, soit jusqu’en avril 2015. Entretemps, un rapport d’étape a été déposé en janvier 2014 et devait faire des recommandations et émettre des pistes de solutions. Cependant le rapport n’en contenait pas car, selon les commissaires, le portrait complet des faits n’avait pas été réalisé.
commission
Plus de 30 millions de $ plus tard les commissaires demandent une nouvelle prolongation afin de compléter le rapport. À mon avis, la commission a été victime de son laxisme car elle siègeait quatre jours sur cinq, trois semaines sur quatre en plus des nombreux congés.

En période de rigueur financière, le gouvernement doit être responsable et exiger une reddition de compte comme prévue. Les préavis de blâme expédiés tardivement ne peuvent servir d’excuse pour une prolongation des travaux car les commissaires n’avaient pas à distribuer formellement des blâmes.

Les commissaires doivent faire rapport au gouvernement du résultat de l’enquête et de la preuve reçue point final. Les audiences publiques ont permis aux citoyens de constater la conduite blâmable de plusieurs personnes.