Québec, le 31 mars 2010

De la poudre aux yeux

D’entrée de jeux le ministre Raymond Bachand nous a jeté de la poudre aux yeux en nous avouant que contrairement à la tradition, le ministre a préféré investir quelques dollars chez un cordonnier pour faire réparer ses souliers plutôt que d’acheter une paire toute neuve. Il insiste aussi pour dire qu’il les a cirés lui-même. « Il faut utiliser les ressources du mieux que l’on peut » a indiqué monsieur Bachand avec un sourire.

C’est un budget qui tire par terre le peu de gain que la classe moyenne avait réussi à engranger de peine et de misère au fil des mois. En effet nous allons payer plus de taxes en santé, plus de taxes sur l’essence, plus de TVQ et une énorme hausse des tarifs d’électricité. La taxe Bachand sur la santé ne fera que maintenir le financement des services actuel et ne contribuera en rien à l’amélioration du réseau pour la population. L’augmentation progressive du prix de l’électricité représentera une augmentation de 3,7 % pour les ménages québécois.

Par contre aucune mesure de restriction des bonus ou des primes versés aux dirigeants des sociétés et agences gouvernementales. Aucun mot sur une enquête publique dans le monde de la construction et pas de démarche pour la réduction des dépenses concernant la monarchie britannique et le poste du lieutenant gouverneur.

Quand est-il de l’ajout de places en garderies promises par le gouvernement? Le gouvernement de Jean Charest préfère jouer dans l’administratif en ajoutant deux agences celle du revenu qui remplacera le ministère du même nom et une agence de surveillance de la construction.
Oui il s’agit d’un budget révolutionnaire et sans précédent comme le mentionne le ministre des finances mais sur le dos des contribuables à bout de souffle.