Québec, le 18 novembre 2009

De journaliste à politicien

Après les André Arthur, Christine Saint-Pierre, Bernard Drainville, Jacques Thisdeale, Julie Lemieux, Marc Simoneau, Jeff Fillion et j’en oublie, il y a maintenant un Gérard Deltell qui s’est faufilé en politique. En effet ancien journaliste vedette de TQS Monsieur Deltell, s’est lancé dans la bataille électorale du comté de Chauveau en se ralliant à l’ADQ et il a gagné ses élections. Ce journaliste a couvert la colline parlementaire pendant plusieurs années et il sera probablement le prochain chef de l’ADQ en remplacement de Gilles Taillon qui s’est retiré dans une apocalypse totale.

Il faut comprendre que par ses activités le journaliste est très près de la population et par le fait même côtoie tous les jours le niveau politique. Ce n’est pas d’aujourd’hui que les journalistes deviennent politiciens car il faut se rappeler qu’un des plus célèbres premiers ministres du Québec fut Monsieur René Lévesque ancien journaliste à radio-Canada.

En effet c’est en 1946 qu’il entame une brillante carrière à Radio-Canada où il anime, notamment, l’émission Point de mire. Par la suite en 1960 il devient membre du parti libéral du Québec jusqu’en 1967. Suite à des discussions intenses sur la souveraineté du Québec il quitte la fédération libérale du Québec (FLQ) pour fonder son propre parti devenu aujourd’hui le parti Québécois. Il ne faut toutefois pas oublier dans cette histoire de journalo-politique les Claude Ryan, Jean-Pierre Charbonneau, lyse Payette, Roméo Leblanc, Lagacé Dowson journaliste au Devoir et à La Presse, Pierre Bourgeault et les autres. Toutefois qui a parti le bal?

Au Québec, la chronique politique est apparue dès la naissance des journaux, en 1778. En effet lors de la première session de l’Assemblée législative, en 1792, les débats législatifs sont devenus immédiatement l’un des principaux sujets abordés dans la presse. Il faut toutefois attendre la Confédération canadienne de 1867 pour que la classe politique reconnaisse véritablement la contribution des journalistes. Tant à Québec qu’à Ottawa, les dirigeants politiques mettent en place des tribunes de la presse, terme désignant à la fois le conseil officiel des chroniqueurs parlementaires et l’endroit réservé en Chambre pour leur permettre de faire leur travail.

Par la suite Henri Bourassa Petit-fils de Louis-Joseph Papineau. Maire de Montebello de 1889 à 1894, entre à la Chambre des communes comme député libéral en 1896. Il démissionne en 1899, pour protester contre la décision de son gouvernement d’engager des soldats canadiens dans la guerre des Boers et se fait aussi l’ardent défenseur des droits des francophones à la grandeur du pays. Il quitte son siège à Ottawa, en 1907, et est élu à l’Assemblée législative du Québec, en 1908. Déjà journaliste au «Nationaliste», il fonde et dirige le quotidien «Le Devoir», en 1910. Ses écrits mettent en évidence ses positions nationalistes, notamment au cœur de la lutte contre la conscription, en 1917.

Dans le même ordre d’idées, les écrits d’André Laurendeau dans «L’Action nationale» (1934-1943, 1949-1954) et dans «Le Devoir» (1947-1968) en font un des intellectuels les plus influents de son époque. Il a été secrétaire général de la Ligue pour la défense du Canada, un mouvement qui faisait campagne contre la conscription obligatoire lors du plébiscite de 1942. Quelques mois plus tard, il s’est joint à d’autres leaders nationalistes pour créer le Bloc populaire canadien. Devenu chef de l’aile québécoise de ce parti, en 1943, il est élu avec trois de ses confrères à l’Assemblée législative, en 1944.

Donc pourquoi pas Jacques Teasdeale?