Québec le 6 mai 1991

CHENIL PUBLIC
MONSIEUR LE MAIRE

La Ville de Québec annonce des beaux programmes afin de conserver notre environnement propre « Embellissons notre Ville », « Pour garder notre Ville propre », « Plantons des arbres », « Québec fleuri », etc….

Par contre lorsqu’on se promène dans le peu de parcs qui ont survécu dans la Ville de Québec, on se croirait dans un chenil à ciel ouvert. En effet, les propriétaires de ce qu’on appelle le meilleur ami de l’homme, LE CHIEN, se complaisent à le promener sur ces espaces verts et, en même temps, pour joindre l’agréable à l’utile, les faire se soulager.

Nos enfants, ou nous-mêmes qui voulont se récréer un peu ou uniquement pour prendre l’air, sommes confrontés à ce désastre écologique soit directement, en le voyant et l’évitant ou indi¬rectement en étant dans l’obligation de le nettoyer par la suite.

Qui n’a pas vu un maître de cette belle bête, le délesser afin de lui permettre de lever la patte ou de se recrocviller au pied d’un arbre ou en plein milieu d’un champ ou d’une pelouse afin qu’il puisse, le pauvre petit, se soulager.

POURQUOI la Ville de Québec n’oblige pas les propriétaires à apporter avec eux un sac et une pelle pour cueillir les biens de leur petit ami. OU POURQUOI ne pas les obliger à porter des COUCHES.

POUR UNE VILLE PROPRE