Québec le 21 novembre 1994

CHAUFFEURS GÂTÉS

Je lisais cette semaine une annonce dans le Soleil sur les acquis et les demandes des chauffeurs de la CTCUQ. Comment peut-on en 1995 demander des hausses salariales de 5 à 6% par année surtout lorsqu’on a une convention collective super blindée.

En effet en plus de se faire reconduire le matin et le soir de leur domicile à leur lieu de travail avec les gros autobus de la CTCUQ, plusieurs chauffeurs travaillent 4 heures et sont payés pour 8 heures. Qui d’entre nous se fait payer l’aller et retour à son emploi et se fait rémunérer pour 2 fois le temps réellement fait.

En plus les chauffeurs ne voient pas leur supérieur immédiat jamais afin de se voir confier d’autres fonctions connexes comme c’est le cas dans toutes les industries. Si je me fie aux propos du directeur de la CTCUQ, Claude Larose, c’est une demande Patronale et ce ne serait pas trop exigent pour ces petits chauffeurs gâtés.

En surcroit, la partie patronale demande d’avertir 30 minutes à l’avance si un de ses chauffeurs gâtés ne se présentent pas au travail le matin et ils ne veulent pas. Imaginez, la CTCUQ garde une trentaine de chauffeurs en attente au cas ou un de ses chauffeurs ne se présentent pas à son travail afin de poursuivre le parcours qui serait affecté par cette absence. Ces chauffeurs en attente, ont le droit de refuser et se font payer pour le minimum d’heures.