Québec, le 23 mars 2012

C’est écrit dans le ciel

C’est écrit dans le ciel Jean Charest demandera à la population d’aller aux urnes au printemps si on tient compte du fait qu’il a réussi à monter la population contre les étudiants. De la même façon il avait soulevé la grogne populaire en attaquant les travailleurs de la construction qui ont réagit sans réfléchir aux conséquences.
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Le gouvernement tiendra-t-il le cap contre les étudiants ou tentera-t-il de calmer le jeu? Est-il trop tard pour négocier, pour moduler cette hausse trop forte et trop rapide? En s’enfermant dans une attitude intransigeante envers les étudiants, le gouvernement ne fait qu’aggraver les choses.

À mon avis il demandera à la population de trancher ce débat n’étant plus capable d’avancer et surtout pas de reculer. En proposant un compromis, le gouvernement a peur de perdre la face. Pour ma part je considère que ce n’est pas seulement un combat pour les étudiants d’aujourd’hui qui se dessine, mais aussi une lutte pour permettre aux générations futures et à leur famille d’avoir accès aux études universitaires sans avoir à s’écrouler sous les dettes.
Je m’inquiète également de voir que l’éducation est de moins en moins perçue comme un bien commun et de plus en plus perçue comme une marchandise. Je m’inquiète de voir que les étudiants en grève sont traités par la ministre Line Beauchamp comme des égoïstes qui écoeurent les braves travailleurs.

En réalité, en défendant le droit à l’éducation, c’est l’intérêt de toute la société qu’ils défendent, y compris celui des braves travailleurs et de leurs enfants.