Québec, le 23 avril 2009

Bonne solution

La société des alcools a banni récemment les sacs en plastique afin d’obliger les consommateurs à se servir des sacs réutilisables. Par contre le résultat de ce test est un discutable car une bonne partie des clients transportent leurs achats manuellement sans ces sacs. De plus, certains supers marchés ont emboîtés le pas en vendant les sacs en plastiques afin de sensibiliser les consommateurs au recyclage et à la pollution. De ce fait ils sauvent des coûts de production, font des bénéfices supplémentaires sur le dos des clients.

Est-ce la bonne solution car il existe d’autres moyens pour produire de ces sacs en plastiques. En effet une invention d’origine italienne permet de fabriquer des sacs grâce à une combinaison entre de l’amidon de maïs et un polyester aliphatique aromatique d’origine pétrolière. Il convient aussi de préciser que contrairement à ce que l’on pourrait croire, les sacs de plastiques de caisse ne représentent que 1,4 % des millions de tonnes de plastique consommées et l’ensemble de la production mondiale des matières plastiques n’utilise en tout et pour tout que 4% de la consommation annuelle de pétrole.

C’est dur de changer nos habitudes de vie et d’augmenter le coût de notre panier de provision. En effet apparu dans les années 1970, le sac de plastique fait maintenant partie de notre quotidien. Chaque année, les Québécois en utilisent des milliards pour faire leurs emplettes. Selon Recyc-Québec, entre 1,4 et 2,7 milliards de sacs circuleraient annuellement sur le territoire du Québec soit l’équivalent d’environ 350 sacs pour chaque Québécois. Dans un avenir rapproché seront nous obligé d’aller chercher nos chips, notre pain tranché et nos amuses gueules en vrac dans des sacs recyclables?

Les soucieux d’environnement sain dénué de toutes pollution devraient songer à faire des actions sur les vrais pollueurs soient ceux que l’on ignore car trop gros. En effet les résultats d’une étude de l’Associated Press parut dans les médias dernièrement mentionnait notamment que le secteur pharmaceutique, en toute légalité, déverse au moins 123.000 tonnes de produits chimiques dans des cours d’eau qui pour beaucoup servent à la fourniture d’eau potable, et les autorités ont largement fermé les yeux sur cette contamination.

Plus près de chez-nous pensez à l’eau de Shannon et de Val Bélair.