Québec, le 25 juillet 2009

Beauté au centre ville

Malgré une température maussade, nous sommes allé nous promené le long de la rivière Saint-Charles et ce du bassin-Louise au petit pont Scott. C’est une revitalisation de rives réussie sur toute la ligne à laquelle les piétons, cyclistes, amateurs de patins à roues alignés et personnes à mobilité réduite s’y apprivoisent et se côtoient . En effet, comme la seine à Paris et le canal Rideau à Ottawa notre cours d’eau principal sillonnant la ville a vécu plusieurs transformations au fil des siècles.#1 rivière st charles avantblogueaprès2blogue

Une brève lecture de l’histoire nous apprend qu’au 19e siècle, construction navale et activités portuaires intenses dégradent lourdement la Saint-Charles et de ce fait les berges étaient boudées par les habitants riverains. De plus, le paysage a été longuement marqué par la présence d’usines désaffectées et de dépotoirs municipaux, sans parler des égouts qui se déversaient dans les eaux de la rivière. égoût1blogue

Par la suite divers projets de revitalisation des berges sont évoqués durant la seconde moitié du 20esiècle, mais sans d’effort réel et encore moins de réalisation. C’est en 1966 que le maire de Québec Gilles Lamontagne annonce, du bout des lèvres un assainissement possible de notre cours d’eau. D’ailleurs sur les esquisses du projet, on pouvait voir des marinas, une piscine, des berges fréquentées, de l’habitation et de la verdure.

Par contre ce qui devait arriver n’arriva pas et les tonnes de ciment, autoroutes sillonnant le vieux Québec, des gratte-ciels sans allures et notre rivière coulée dans le béton ont éloignés davantage les riverains . Ce cloisonnement intensif a empêché toute revitalisation des rives en éloignant pour des décennies l’établissement de la végétation. Toutefois des efforts ont été fait afin d’assainir l’eau circulant dans ce bassin mais ce ne fut suffisant car les surplus des égouts retournaient toujours à la rivière après de fortes pluies.#1 rivière st charles avantblogue

Quelques années plus tard, au début des années 1990, le nouveau maire de Québec Monsieur Jean-Paul l’Allier a pris le bâton de pèlerin et a présenté à la population et aux différents paliers politique un vrai projet de réaménagement des berges et d’assainissement des eaux ce qui fut bien reçu et on en a les résultats aujourd’hui.

Il va de soi que cela ne sait pas fait en criant ciseau mais les comités de citoyens, des organismes comme rivière vivante et la population ont fait réaliser ce qui était presqu’impensable. Le réveil des gens à la protection de l’environnement et au respect de la nature ont permis de faire avancer ce projet et la treizième descente en canot du cours d’eau en montre bien le résultat. La trentaine de kilomètre de sentier longeant la rivière démontre bien jusqu’à quel point c’est encré et permanent.ciment1blogue