Québec, le 25 décembre 2004

Avant de débrancher la Davie

Après avoir été sur les poumons artificiels durant près de dix ans, les décideurs sur l’avenir du chantier maritime de la Davie sont sur le point de le débrancher. À mon avis ce n’est pas à cause des employés qui ont fait, quand même, plusieurs concessions au fil des ans. D’ailleurs des milliers d’entre eux se retrouvent sans emploi. Je ne crois pas non plus que se soit à cause des différents propriétaires qui se sont succédés et qui ont essayé d’investir des sommes assez importantes afin de relancer le chantier.

C’est plutôt une question de conjoncture économique défavorable qui a plutôt aidé les chantiers maritimes d’ailleurs au Canada et plus particulièrement ceux des maritimes et de l’ouest Canadien. En effet, le Gouvernement fédéral a investi afin de moderniser et voire même construire de nouveaux chantiers maritimes à coup de milliards de dollars ce qui a considérablement nui à la relance de ceux de la province de Québec.

Nous sommes rendus maintenant à la décision ultime, soit celle de défaire le chantier maritime de la Davie. Mais y a-t-il possibilité d’une réincarnation? Laquelle? Soit celle que la population de Lévis décide d’installer le port méthanier à cet endroit. Tout le monde y gagnerait.

Les emplois seraient sauvegardés, Lévis entrerait dans le marché mondial du gaz naturel et s’assurerait d’investissement de plus de 700 millions de dollars. N’est-ce pas une belle alternative?