Québec, le 29 mai 2009

Luxure hypocrite

Nous apprenons que le président directeur général (PDG) de la société de développement des entreprises culturelles (SODEC) monsieur Jean-Guy Chaput ne démissionnera pas de son poste et il veut terminer son mandat. Par contre le premier ministre du Québec Monsieur Jean Charest et sa ministre de la culture, des communications et de la condition féminine Madame Christine St-Pierre ne lui font plus confiance et demande sa démission. Il est facile de comprendre qu’en démissionnant Monsieur Chaput n’aura pas tous les droits liés aux avantages que lui confère une simple mise à la porte gouvernementale sans compensation.

Le président avoue en conférence de presse qu’il a respecté les budgets alloués et que sa suite du 3ième étage de l’hôtel n’était pas somptueuse en comparaison avec celles du 7ième étage. Les contribuables qui ont de la misère à couvrir leur fin de mois sont rassurés sur cette déclaration. Toutefois dans le même contexte ou logeait la ministre ainsi que sa délégation peut-être au 6ième étage?

Ces dépenses somptueuses que les citoyens paient de leur poche ne sont ni plus ni moins que de la luxure hypocrite. Au contraire, M. Chaput soutient que ses dépenses à titre de président et celles des diverses composantes de l’organisme n’ont rien de somptuaires, d’extravagantes et encore moins de répréhensibles. En conférence de presse, mardi, M. Chaput est même allé jusqu’à affirmer qu’il avait démontré un souci d’économie dans ses dépenses.

Est-ce que le gaspillage des fonds publics est maintenant devenu une obligation et un système?